Noni, la mystérieuse plante que le monde envie à la Polynésie

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S’il n’a pas l’exotique parfum du monoï, le noni tahitien revient sur le devant de la scène et conquièrent le monde. On confère en effet à ce fruit qui pousse partout en Polynésie d’incroyables vertus thérapeutiques. Mais quel est donc ce fruit dont les Américains raffolent ?

Noni_Keith_Roper_Flickr

Il suffit de regarder les derniers chiffres de l’économie polynésienne pour mesurer l’engouement pour le noni : + 39% d’exportation en plus pour le seul mois de juillet 2015 en volume et même + 80% depuis janvier, en grande partie vers les Etats-Unis, grands fans du jus de noni. C’est même pour conquérir ce marché que le nono a été rebaptisé, « non non » n’étant pas jugé commercialement très porteur…

Un remède ancestral

On raconte que les premiers explorateurs européens ont été surpris de voir les Polynésiens manger ce fruit à l’odeur plutôt désagréable… En fait, il est très probable que le noni soit utilisé depuis plus de 2000 ans pour ses propriétés médicinales. Une quarantaine de remèdes traditionnels seraient d’ailleurs composés à base de racines, de feuille, d’écorce ou de fruit de noni, principalement pour traiter plaies et inflammations.

Une fontaine de jouvence ?

Au delà des propriétés que la médecine traditionnelle polynésienne confère à la plante, les entreprises du secteur prêtent à la morinda citrifolia des vertus exceptionnelles. Prévention ou guérison du cancer, du diabète, en passant par l’hypertension, les allergies, les migraines, l’arthrite ou encore l’obésité… Consommé en jus ou sous forme de complément alimentaire, le noni serait un antioxydant de choc.

Ces vertus supposées, et un important marketing de la société Tahitienne Morinda, notamment à destination des Etats Unis et de l’Asie, expliquent ce regain d’intérêt pour le Noni, dont les exportations s’élèvent à près de 2 millions d’euros sur les quatre premiers mois de l’année !

A ce jour, difficile de trouver une étude scientifique susceptible de convaincre les plus sceptiques… Le plus simple est peut-être encore de venir essayer  » sur pied « , on en trouve dans tous les jardins polynésiens !


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