Perle de Tahiti - Classification, critères
de sélection
Section 3 - La qualité
- L'épaisseur de la nacre

Cet aspect affecte la durabilité et parfois la beauté de la perle
de Tahiti. Les manipulations nécessaires à la création du bijou,
à son transport, puis le fait d'être portée, entrainent inévitablement
une légère abrasion de la délicate couche de nacre enrobant le noyau.
Si une perle de culture présente dès le départ une épaisse couche
de nacre (et qu'on y apporte un minimum de soin), ce processus
d'abrasion n'aura pas d'effet visible pendant de nombreuses années.
Dans le cas contraire, la couche de nacre, trop fine et donc plus
fragile, s'abîmera rapidement et laissera apparaître le noyau.
- Le lustre, la brillance, l'éclat
Ce critère mesure la qualité de réflexion de la lumière sur
la surface de la perle. On dit d'une perle que son lustre est
élevé, voire très élevé, lorsque les reflets obtenus sont brillants
et précis. Si le reflet de la lumière est faible et diffus, les
perles sont dites ternes.
Grâce à la qualité de son lustre et à la brillance de ses reflets,
la perle de culture de Tahiti rivalise fortement avec les perles
en provenance du Japon. En fait, les perles de Polynésie française
présentent souvent une telle finition en terme de reflet et de brillance
que leur apparence générale fait penser à de petits objets métalliques
brillants. Le seul inconvénient de cette analogie est qu'elle suggère
une beauté froide comme l'acier.
En réalité, le lustre des perles de Tahiti contient une forme de
chaleur et est quelque chose d'unique à cette variété de perle de
culture. De cela résulte que le degré de lustre sélectionné varie
d'un bijoutier à un autre.
Certains, se basant sur le fait qu'à l'origine la perle naturelle
(non-cultivée) de Tahiti présentait généralement une finition plus
mat, préfèrent les perles de culture de Tahiti plus douces, avec
une surface satinée représentative de sa variété naturelle. D'autres
au contraire privilégient les perles très brillantes pour lesquelles
Tahiti excelle. Si le lustre est effectivement un des aspects qui
différencie la perle de culture de la perle naturelle, ils
vous diront que ce critère doit être mis en valeur, et pas le contraire.
Enfin, des bijoutiers vendant une large gamme de perles de Tahiti
adoptent une conduite plus pragmatique basée sur le meilleur de
ces 2 mondes : lustre ou pas, la perle de Tahiti est comme sa couleur,
toujours naturelle.
Les revendeurs de perles discutent du degré d'absence de défaut
de surface d'une perle en utilisant le terme "taché", terme
bien négatif pour décrire un cas bien courant.
D'autres acteurs de la perle de Tahiti préfèrent utiliser simplement
le terme plus neutre de "surface" pour discuter - et parfois évaluer
- de la présence ou de l'absence d'imperfections d'une perle. Dans
le monde de la perle en général, on parlerait alors de "clarté".
Les producteurs de perles de culture de Tahiti utilisent les
4 lettres de A à D pour nommer les 4 classes décrivant la qualité
de surface d'une perle.

Les perles de qualité A présentent une surface entièrement
lisse et plane, pouvant inclure une ou 2 toutes petites imperfections
(qui seront cachées par le trou de fixation), visibles à l'œil nu
mais confinées sur moins de 10% de la surface. Ces perles offrent
un très beau lustre. Seul un très petit nombre de perles mérite
cette qualification et leur extrême rareté entraîne une augmentation
significative de leur coût. Dans la plupart des cas, vous rencontrerez
des perles de qualité B ou inférieure.
Les perles de qualité B sont des perles de qualité A présentant
des imperfections comprises entre 10 et 30% de leur surface, avec
un lustre moyen ou beau.
Les perles de qualité C présentent de légères imperfections
localisées sur au plus 2/3 de la surface totale avec un lustre moyen.
Plus nombreuses, on peut cependant les associer avec des pierres
précieuses pour obtenir de très jolis bijoux.
Les perles de qualité D présentent de légères imperfections
sur plus de 2/3 de la surface totale, sans pour autant présenter
de profonds défauts. On parle également de catégorie D pour des
perles présentant de profondes imperfections mais concentrées sur
moins de la moitié de la surface totale de la perle, et avec un
léger lustre. Cette classe est la plus basse des 4. De nombreux
professionnels pensent que cette catégorie de perle devrait plutôt
s'intituler "bons rejets" et être retirée de la vente.
Pour consulter les critères de rejet, cliquez ici
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